samedi 10 avril 2010

Suivre l'étoile...

14 Kythorn, 1368

Jamais avant je n'avais tenu de journal, mais une force étrange me pousse à garder trace de ce qui m'arrive depuis quelques temps. Je dois donc vous raconter les derniers temps alors que débute maintenant mon aventure.
Tout a commencé il y a plusieurs semaines déjà alors que j'étais toujours à Arabel, ma ville natale. Un rêve étrange s'est mis à hanter mes nuits, un rêve obsédant dans lequel une étoile me servait de guide. Aucun doute dans mon esprit à ce moment : je devais suivre cette étoile. C'est mon destin.

Un soir, l'étoile m'est apparue dans le ciel d'Arabel. J'ai d'abord cru à un mirage, mais non, elle y était bien. Sans aucune hésitation, j'ai rassemblé mes effets personnels et j'ai marché vers elle. Je l'ai suivi à travers plusieurs contrées, suivants routes et sentiers, toujours dans la même direction. Chaque jour je devais m'arrêter alors que mon guide quittait les cieux, pour ne recommencer à avancer que le soir venu alors que l'étoile se remettait à briller de tous ses feux.

Épuisée, je suis parvenue après plusieurs nuits dans les ruines d'une cité antique. Sur les monuments qui m'entouraient, je pouvais distinguer des écrits elfiques et humains, côte à côte. Intriguée, mais surtout fatiguée, j'ai pris refuge dans un ancien bâtiment pour me reposer un peu. C'est à ce moment que, pour la première fois, mon rêve fut différent des autres. L'étoile y était toujours présente, mais elle se transformait, jusqu'à se changer en pendentif. Ce bijou était un magnifique collier certi d'une pierre aussi brillante que mon étoile.

Le soir venu, je me suis éveillée afin de me remettre en route... mais l'intensité de l'étoile que je suivais depuis près d'une semaine s'était maintenant estompée. Bien qu'elle soit moins brillante qu'auparavant, je pouvais tout de même la voir à l'horizon, à travers un vieille porte en forme d'arche tout en pierre. Au sommet de cet arche est sculpté une représentation du pendentif vu dans mon rêve...

Je me suis donc instinctivement dirigée vers l'arche et l'étoile. Une fois devant l'ouverture, j'ai ressenti un appel très fort qui m'a poussé à la traverser.
C'est alors que tout a basculé.
Je me suis sentie emportée sans comprendre ce qui m'arrivait et je me suis retrouvée dans une ruelle d'une ville inconnue. Devant moi, au bout de la ruelle se trouvait un bâtiment énorme, un temple très certainement, sur lequel je peux voir un vitrail représentant le symbole de Tyr, mon dieu.

Me sentant ainsi rassurée et protégée, j'ai contourné le bâtiment jusqu'à l'entrée et j'y ai rencontré trois personnages, Elora, Garret et Cixi, dont je vous parlerai plus en détail ultérieurement. Ce qui m'a frappée, c'est que Garret, un nain un peu bourru, portait au cou le pendentif de mes rêves... mon étoile!
C'est donc sans hésitation que j'ai lié mon destin au leur pour les suivre.
Cixi et les autres semblent croire que je suis leur guide... mais je ne saurais où les guider, je suis moi-même mon guide, qui se trouve à être le bijou de l'un d'eux!

2 commentaires:

  1. Chère Gwendoline.... Bien que Garrett soit un peu macho, il n'est pas bourra du tout... Et surtout, de grâce, il n'est pas un nain... C'est un petite-gens, une sorte de sous-race, mais moins inutile qu'un nain...

    Heureuse d'avoir fait ta connaissance... Tu verras, ça va bien aller, maman s'occupe de tout...

    Elora Vlaardoen de Bergdhoven, crytomancière du 3e cercle.

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  2. Ma belle Élora,

    Ton humour n’a d’égale que ta persistance à l’abstinence. Un conseil à cet égard : sort de ton cerveau et entre dans ton corps, ça aère l’esprit.

    Ceci étant dit, il est intéressant de constater que les humains d’ici ou d’ailleurs ont tous le nombril plus gros que la lune qui veille nos nuits sur Toryl. Vous croyez que tout existe pour vous servir et pour votre bon loisir.

    Que Yolanda la Sainte m’entende, le jour ou les Petites-gens supplanteront en nombre les humains, ce sera dès plus divertissant.

    Ouf, tant de sérieux d’un coup étourdi, un peu d’eau-de-vie?

    En fait, on occupe le rôle de parents dans le quatuor : On a Cixie la nahive et Gwendo la craintive. Malgré son prétendu courage, elle n’était pas bien grosse dans son armure lorsque je l’ai incité à monter dans l’arêne au Poing sanglant. Elle avait le vers solitaire! Ha Ha Ha…

    Au fait, si on est parent, faudrait consommer! ;-)

    Garret Blanche-Pierre

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